mardi 3 juin 2014

Ce 04 juin 2013

Il y a tout juste un an, j'étais affalée dans le divan avec mon amoureux et ma soeur. Nous regardions certainement une imbécillité à la TV. Je me souviens même que mon cher et tendre avait fait tomber son Iphone 5 et l'écran s'était fissuré... Un signe, sans doute!

22h... Une envie pressante fit son apparition, Chéri me vanna sur quelque chose... Hop, un câlin vite fait, je veux me relever du divan et PAF... Cette grosse flaque d'eau. Était-ce ma boulette qui m'avait mis un sale coup dans la vessie? Avais-je perdu les eaux? Je ne savais pas. Quelques minutes de doutes, d'incertitudes. Mes proches m'avaient dit: "Quand tu perdras les eaux, tu le sauras". Et bien non, je n'ai pas su. Par précaution, j'ai téléphoné aux SF et leur ai expliqué la situation et puis s'en est suivi une série de contractions et un pantalon tout mouillé... .

Nous sommes arrivés à la maternité vers 22h45. J'ai attendu quelques temps et puis après avoir été visitée, le résultat est tombé: il s'agissait bien de la poche d'eaux qui avait éclaté et j'étais à 2cm d'ouverture. Une péridurale? Que nenni. J'suis une guerrière, les filles... Les doigts dans le nez que j'vais accoucher.

On nous installe dans la salle de travail et là, je répète les exercices appris lors de mes cours de préparation à l'accouchement... Ballon, inspirer, expirer... Je marche... Je parle... Je textoïse... Bref, je m'occupe tant bien que mal. L'infirmière repasse vers 1h du matin: je n'étais qu'à 3cm, bordel de merde!! J'ai souffert le martyr pour n'avoir que 3cm d'ouverture???!! C'est une blague? Mais... J'suis une guerrière, je résiste. Ballon, inspi-expi, stress et une heure plus tard: toujours 3cm d'ouverture... Euuuuuh, What? PERIDURALE, PERIDURALE... JE VEUX UNE PERIDURALE BORDEL DE MERTTTTTTTT.

Ce que femme veut, Dieu le veut et j'ai donc obtenu ma péridurale après m'être faite piquée 3x. Et là, je t'assure que j'aurais pu danser toute la nuit tellement je ne sentais plus rien. J'en ai donc profité pour dormir comme je pouvais car ces gentilles infirmières venaient vérifier TOUT LE TEMPS, l'avancement. Et puis, le verdict: nous pouvons passer en salle d'accouchement. Hein? Attendez, j'me réveille... Vous avez dit quoi? Salle d'accouchement? Une énorme montée de stress m'a totalement envahie... tellement bien envahie que j'ai été malade ce qui, ceci dit, m'a permis de pousser correctement sans le vouloir! Une artiste, je suis...

Arrivée dans la salle d'accouchement, ma gyné préférée (hum hum) s'installe et me lâche tout simplement "Ah beh voilà, la tête est déjà là!". C'est alors que je redescends sur terre, que la péridurale ne fait plus effet et que je ressens les contractions et cette vive douleur, en bas, une énorme brûlure et j'hurle... Je ne veux plus accoucher, je ne veux pas qu'il sorte. Après avoir été maîtrisée par plusieurs bras, Gennaro est enfin sorti. Il n'aura fallu que 3 poussées pour que cette boulette pointe le bout de son nez. 7h18, 47,5cm et 3kg202... Ma merveille est née.

Et demain, cette merveille aura un an. Un an où je me suis découverte... Un an durant lequel, j'ai découvert chaque jour ce petit être qui empli ma vie de bonheur. Certes, parfois, c'est dur. Très dur. Mais j'oublie tout quand je le vois sourire, quand je l'entends éclater de rire, quand il me dit non, quand il tête et qu'il me caresse.



Tant d'évolution en un an. Nous nous sommes apprivoisés... pas encore totalement mais assez pour se comprendre. Mon sein n'est plus sa seule nourriture, mes bras ne sont plus le seul moyen de locomotion qu'il a, ma voix n'est plus la seule qu'il a envie d'entendre et bientôt je ne serai plus la seule qu'il aime... Ah, non. Je me trompe. Ça n'arrivera jamais, ça. Je suis et resterai la seule femme dans le coeur de ma boulette.

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