mardi 22 juillet 2014

Le métier de la vie...

Comme la plupart d'entre vous le savent, je suis mère au foyer. Active dans le domaine de la recherche d'emploi, je me dirige dans le secteur du secrétariat mais également de la vente en boulangerie. 

En effet, j'ai fait deux années de bac pour devenir professeur de Français - FLE et 3 années de bac en comptabilité. J'ai abandonné les deux, faute de motivation. 
Durant toutes ces années, j'ai eu un job étudiant régulier qui était la vente en boulangerie. 
Après avoir abandonné ma dernière année de comptabilité, l'établissement m'a proposé un contrat de remplacement. J'ai accepté. 
Et puis, fin du contrat, accouchement et me voilà aujourd'hui! 

C'est en discutant tout à l'heure avec ma meilleure amie que l'inspiration est venue. A la base, je voulais refaire des formations en anglais et en néerlandais car le bilinguisme voire le trilinguisme est réellement demandé dans le secrétariat. Je pourrais ainsi étendre mes recherches et trouver un emploi à mi-temps ou temps plein.

Nous discutions également d'autres formations, des stupides lois sur le chômage et j'en passe. En effet, à moins d'avoir au moins deux années de chômage indemnisé (je n'ai que 6 mois), je ne peux reprendre des études au risque de perdre mes allocations. Il est impensable, pour nous, de ne vivre qu'avec un seul salaire. C'est mission impossible. 

Et puis, ce folder... Les métiers en pénurie. En effet, une liste de métiers en pénurie a été publiée par l'ONEM. Aussi, si je suis chômeuse indemnisée, que je ne bosse pas et que j'ai terminé mes études depuis au moins 2 ans, je peux reprendre un cursus relatif à ces jobs tout en conservant mes allocations! Je sillonne donc ces fameux métiers: boucher (j'aime pas la viande!), construction (je fais 1m20, 50kg... non) blablabla... INFIRMIERE ACCOUCHEUSE... Autrement dit, sage-femme! 

Et là... Tout s'éclaire. Le métier qui donne la vie. Le métier qui aide toutes ces mères à mettre au monde ce qu'elles ont de plus cher. Mais WOUAW! 

Et pourtant, si vous m'aviez dit, il y a 4 ans que j'avais envie de me diriger dans cette voie, je vous aurais ri au nez. Il faut savoir qu'avant, j'aimais bien les enfants. Chez eux. Les mioches dans mes pieds, très peu pour moi. Etudiante, jeune et belle ... euh je m'égare ... Je ne pensais qu'à moi. Et puis, la rencontre de Zhom et de son mini-lui qui m'ont fait mûrir et enfin, l'annonce de ce petit pois dans ma brioche qui m'a totalement changée... REELLEMENT ... Du tout au tout. 

Je me suis découverte une passion pour l'univers de la puériculture, de l'enfance, des nouveaux-nés, de l'allaitement. J'adore découvrir, lire, me renseigner sur tous ces domaines. En savoir plus encore et encore. Le métier de sage-femme serait-il enfin la solution à un épanouissement personnel et professionnel? Après deux abandons, vais-je à nouveau me démotiver vers la fin? 

C'est bien là, le problème: je ne sais pas ce que je veux faire. Je ne sais pas qui je veux être. Je hais la routine... Cette connasse qui me suit depuis des mois. J'aime le changement, ne jamais faire la même chose, rien de répétitif ou presque. Sage-femme, c'est du changement. Rien n'est jamais pareil. Des émotions en veux-tu en voilà! Des émotions... là aussi, ça peut être un problème. Etre sage-femme, ce n'est pas toujours rencontrer des nouveaux-nés en bonne santé. C'est parfois rencontrer la mort. Serais-je capable de supporter tant de douleurs alors que je m'écroule à la lecture d'un article de presse relatant des faits horribles? 

Supposons que je suive ce chemin, j'ai déjà repéré une école à Gilly qui proposait ce cursus sur 4 ans. 4 ans, ça m'arrange. Gennaro sera grand, je ne devrai pas m'inquiéter des gardes de nuit. Des cours et des stages garnissent chaque année académique. Les deux premières années sont organisées en tronc commun avec la filière d'infirmier pour ensuite se spécifier totalement les deux dernières années.

Dans les débouchés, il est indiqué que "l'accoucheuse peut opter pour une activité indépendante ou être engagée dans les différents types de services évoqués comme terrains de stage. Autorisée à exercer son art dans tous les Etats de la Communauté Européenne, elle est également très appréciée par les organisations s'occupant d'aide humanitaire aux pays du Tiers-Monde."

Cette dernière phrase me laisse rêveuse... Entraide, humanité et découverte d'autres mondes. Pourquoi pas? Pourquoi pas moi? 


En attendant, il faut que je pèse le pour et le contre avec mon chéri, prenne les dispositions nécessaires et p-e que le 1er septembre, vous me retrouverez en tant que maman étudiante! ;-)

1 commentaire:

  1. Maman étudiante c'est top ! (la meuf qui prêche pour sa paroisse tu sais !)
    Non sans rire, c'est chouette ;) surtout si c'est pour faire quelque chose qui te plait vraiment... il faut suivre ses rêves :) Très bonne à toi si tu décides de concrétiser tout ça !!!
    -Mumissime-

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