mardi 12 août 2014

Prendre les bonnes décisions aux bons moments.

Depuis quelques temps, des questions me taraudent, je suis complètement lessivée et mes nerfs sont à vifs. Les principales raisons sont tout simplement un manque de sommeil et les crises de colère à répétition de Boulette de Mon Coeur.

En effet, ceux qui me suivent depuis déjà un bout de temps savent que le caractère de Gennaro est loin d'être facile et que les nuits sont très souvent catastrophiques. 
Certes, il y a eu des améliorations par-ci par-là mais ce n'était que de courte durée.
 La routine de l'enfer a repris; BABI se réveille souvent, hurle dès que je ne le regarde pas, serre ses poings et crie si il n'a pas ce qu'il veut TOUT DE SUITE.
Alors, oui, avant, voyage en voiture était synonyme de hurlements, cris. 
Maintenant, Gennaro est calme, s'endort même dans son siège-auto.
Alors, oui, avant, la poussette était un répulsif à Boulette de Mon Coeur. 
Maintenant, il accepte d'y rester et il est parfois possible de l'y endormir.

MAIS ... je reste épuisée. Son impatience bouffe littéralement ma patience.

En effet, je suis la maman tip-top qui accoure dès que son enfant émet le moindre désir. Je suis contre le laisser pleurer. C'est pourquoi dès que Gennaro hurlait parce que je faisais la vaisselle, j'arrêtais et me consacrait à lui. Bah, j'achèverai plus tard ou quand il dormira. J'en suis donc arrivée à avoir +/- 3h par jour pour effectuer mes tâches ménagères et avoir du temps libre... pour moi. Et puis, je pratique aussi le cododo, depuis sa naissance. C'était tellement plus facile pour moi, étant donné que je l'allaite. C'était car maintenant, ça ne l'est plus. Etre réveillée toutes les heures, ça ne m'arrange pas. Prendre pratiquement 1h30 de temps pour l'endormir pour la sieste ou le soir, je n'en peux plus.

Et c'est là que je prends conscience que la patience n'est pas innée, que s'endormir seul s'apprend. Qui doit lui enseigner ça? Moi.

J'en viens donc maintenant à le laisser pleurer. En effet, je finis ma vaisselle pour ensuite répondre à son besoin d'être dans mes bras parce que ce besoin n'est pas VITAL dans l'immédiat. Je le laisse dans la poussette pleurer parce que le prendre dans mes bras pendant que je suis occupée à payer, ce n'est pas possible. Et aujourd'hui, je l'ai laissé pleurer 45 minutes dans son lit, dans sa chambre afin qu'il fasse sa sieste. 

Ça a l'air d'être cruel, lis comme ça. Je tiens donc à ajouter que c'est impossible pour moi de passer du coq à l'âne. Je ne l'abandonne pas. Je suis là à lui parler, à le distraire avec des jouets afin que les pleurs cessent. Ça marche quelques minutes mais c'est déjà ça de gagné même si hier, tout le monde me regardait comme si j'avais battu mon enfant. Pour le coucher, je ne l'ai pas laissé seul face à son désespoir... oh que non. Rester dans mon jardin pendant qu'il hurle, comme me l'avait conseillé mon pédiatre, ce n'est pas possible. Je suis restée près de lui, durant ces longues minutes, à le consoler, lui tenir la main, le coucher, lui caresser les cheveux et le visage et lui chuchoter tout bas qu'il était capable de s'endormir seul, que sa maman était là, que la tétée ne voulait pas dire faire dodo, qu'il savait monter les escaliers, marcher et que donc il savait s'endormir seul. 

C'est cette nuance qui fait toute la différence, pour moi: lui apprendre mais être là.

Aussi, afin de terminer cet article dans la joie et la bonne humeur, je demanderais, à toutes ces personnes qui voudraient critiquer parce que ma façon de faire ne leur plait pas, de s'abstenir. En effet, je n'ai pas envie de me justifier et puis j'ai déjà consacré un article à l'irrespect des mères entre elles. 


Etre une bonne mère, c'est aussi être une femme bien dans son corps et dans sa tête.



3 commentaires:

  1. Ta conclusion est parfaite, il n'y a rien à ajouter :) Pour moi, en dehors des besoin primaires, un enfant a surtout, surtout besoin d'avoir des parents bien dans leurs baskets.
    Donc si laisser pleurer ton bébé est une condition pour ça, tu as pris la bonne décision. De toute façon, tu es la seule à pouvoir en juger.

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  2. Espèce de folle! de croire que quelqu'un peu juger... qu'est-ce qu'elle me pète les nerfs c'est "super maman bien pensante" mais genre!!! chacune son ressentit!!!

    Surtout ne t'occupe pas de tel ou tel avis...
    Continue comme tu le sens, est-ce la bonne méthode??? heuuu bheuuu qui le sait LOL
    faut surtout s'adapter à vos besoins et ressentit et petit a petit tu y arrivera ma choukette

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  3. Je vois bcp de Maman comme vous en consultation (je suis médecin), et j'ai toujours la même réponse : laisser pleurer seul, c'est cruel. Laisser pleurer, c'est à dire, ne pas chercher forcément à apaiser les pleurs, mais en étant là, c'est normal, et même bénéfique.
    La preuve ? Journée pourrie au boulot, puis la voiture fait un bruit bizarre, embouteillage, l'ascenseur est bloqué, vous ouvrez la porte, et votre mari vous demande si ça va, et là : "nooooooooooooooooooooooon, beuuuuuuuuuuuuuuuh journée de merdeueueueueueueueueueueueueu". Après 5 minutes de pleurs dans les bras de votre mari, tout va mieux. Il n'a rien fait, mais il était là. Alors que s'il essaie de vous distraire : "une petite bière ? un bain ? Regarde, j'ai acheté un magazine ?", ça n'arrange rien.

    Par ailleurs : réagir vite aux pleurs de bébé, oui, mais sans sentiment d'urgence. Pourquoi ? Parce qu'il apprend grâce à vous, et que si vous vous précipitez comme s'il y avait mort d'homme, et bien il pense que la situation est tragique puisque vous semblez le pensez.

    Bref.
    Vous êtes parfaite.

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