samedi 3 octobre 2015

De l'une à l'autre.









Si tu me suis sur ma génialissime page FB, tu sais qu'hier j'ai eu rendez-vous pour mon premier monitoring. En effet, fin de ce mois, Elino pointera le bout de son nez. Et hier, j'ai comme aperçu la lumière en fin de tunnel... 



Ma première grossesse s'est relativement bien passée: aucune nausée, pas de fatigue, vergetures à néant. 
J'étais enceinte, je me sentais belle et tout était presque rose. La forme était au rendez-vous, je bossais 8h/jour debout sans coup de pompe et j'pouvais danser la rumba jusqu'au bout de la nuit. 
C'était merveilleux. 
D'autant plus que ce petit bidon ne s'est vraiment développé que les deux derniers mois. 
Que demander de mieux? Tant point de vue physique qu'émotionnel, je l'ai aimé d'amûûûûr. 

Et puis est arrivée la seconde grossesse. 
Non-prévue et découverte très tardivement. 
Un départ différent. 
Heureuse, je l'étais, évidemment, mais aussi angoissée à l'idée de gérer un deuxième enfant alors que le premier n'est pas encore autonome. 
Les nausées n'ont pas ponctué ce début de seconde grossesse. 
Ça commençait bien... Peut-être qu'elle sera aussi fantastique que la première. 

Et puis cette fatigue insurmontable qui s'est pointée sans crier gare dont je ne me serai plus jamais séparée, finalement. N'avoir envie que de dormir, rester comme un légume dans son lit et n'être plus motivée pour aucune tâche ménagère. Tout percevoir comme insurmontable. 
Et s'accommoder de la télévision et du téléphone comme baby-sitter pour Gennaro. J'en suis gênée, désolée et triste de l'avoir laissé livré à lui-même. 

Qui dit fatigue dit ne plus avoir envie de prendre soin de soi. Ah mais quel laideron suis-je depuis presque 9 mois. Avoir gonflé en si peu de temps au point de ne plus pouvoir supporter les pantalons, à l'heure actuelle. 
Sortir et devoir être présentable sont devenus de vrais supplices, à mes yeux. Ces jambes et ces fesses se sont progressivement vu infestées de cette merveilleuse copine appelée "Cellulite" et deux petites vergetures ont également zébré le bas de mon ventre.

Emotionellement, avec cette fatigue et ce sentiment de mal-être, tu peux rajouter cette hyperémotivité qui me donne envie de chialer pour rien, de me mettre dans tous mes états. 
Toujours avoir envie d'hurler, être contrariée constamment. 
Ces gens complètement dépourvus d'intelligence et de bienveillance ont aussi décidé de venir t'emmerder bien que ça avait déjà été le cas, lors de ma première grossesse. 

Et ce dos qui me fait affreusement souffrir. 
Rester bloquée parfois et sentir la douleur jusqu'aux cuisses. 
Ne plus savoir marcher des heures, ne plus supporter cette chaleur et attendre, pour la première fois de ma vie, impatiemment le froid. 
Trop chaud et le coeur palpite. Trop d'efforts et c'est le même problème. 


Ainsi, hier, j'ai enfin pu sentir presque un soulagement, un poids qui a légèrement diminué. 
Je peux dire que c'est la dernière ligne droite. Bientôt, il sera là. 
Bientôt, je serai délivrée de ce fardeau. Les mots sont durs, je le conçois. Je m'en excuse. Mais c'est ce que je ressens, vraiment. Ni plus, ni moins. Cette grossesse aura été pour moi un véritable fardeau caché par des sourires ça et là, honteuse de la ressentir de cette manière. 



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