samedi 23 janvier 2016

Réapprendre à l'aimer...


Réapprendre à l'aimer, oui, c'est ce que je fais depuis 2 mois et demi. Je redécouvre mon allaitement, je ressens à nouveau ce plaisir perdu depuis déjà pas mal de temps.

J'ai adoré donner le sein à Gennaro. Et même si ce fut laborieux dans certaines circonstances, je chérissais ces moments passés à deux, un lien particulier se créant petit à petit. Mais, après la première année passée, après de nombreuses remarques et des tétées qui n'en finissaient plus, ces instants me devenaient de plus en plus difficile à supporter.

Le coup de grâce fut ma grossesse. Les hormones amplifiant mes émotions, je ne désirais plus qu'on touche mes seins non pas à cause de la douleur mais parce que ça me rendait folle de rage. Un frôlement faisait naître un terrible agacement intérieurement. Imagine donc mon fils qui adore tétouiller. L'association des deux fut pour moi une véritable épreuve. 

C'est d'ailleurs là que je l'ai sevré la nuit. Chaque tétée me demandait un self-contrôle énorme au point de devoir arrêter au bout de 2 minutes. Je détestais cet allaitement et désirais au plus profond de moi-me l'arrêter. Seulement, la maman ultra poule que je suis ne voulait pas faire subir cet arrêt soudain à Gennaro. Etait-ce de sa faute si mes hormones me jouaient des tours? La réponse était non, bien entendu.

Elino, enfin, arriva. J'ai retrouvé ce plaisir d'allaiter qui m'était totalement devenu inconnu depuis des mois: ce lien particulier, ces instants complices, ces regards rieurs et satisfaits, ces sons de déglutition,... . J'avais oublié tout ça. Je ne savais même plus qu'ils existaient. 

Mais - car il y a toujours un mais - ça ne passe désormais plus avec Gennaro. Le plaisir s'est totalement éteint et a laissé place à l'agacement. J'en suis vraiment triste. Certes, il tétouille bien 2 minutes, lors du rituel du coucher, mais jamais plus. Je ne saurais plus. C'est au-dessus de mes forces.

C'est donc avec mon mini que je redécouvre un allaitement aimant, paisible et agréable. Ce n'est plus qu'avec lui que je ressens la joie de donner le sein; une joie incomplète, en demi-teinte car j'aurais tellement aimé que ce soit pareil avec mon grand...

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